Au niveau des ressources humaines

La préoccupation principale d’une entreprise est de conserver les employés qu’elle a recrutés, formés et qui, avec le temps, ont acquis des compétences difficilement remplaçables dans l’urgence.

Il n’est pas facile de délier les langues au sujet de la maladie. Il est nécessaire pour cela d’instaurer une relation de confiance. L’entreprise doit montrer à l’ensemble de son personnel qu’elle a décidé d’adopter une politique de santé globale, qui le place au centre de ses préoccupations et qui vise à aménager un environnement physique et psychologique sain.

L’employeur  s’acquitte ainsi de ses devoirs légaux. Il s’inscrit directement dans le cadre des lois sur le handicap tout en créant un milieu de travail positif et sain qui le rend mieux à même de recruter des employés, de les stimuler et de les conserver dans ses équipes.

Briser les tabous et dédramatiser la maladie. Tel est l’in des enjeux initiaux de Cap Santé Entreprise afin d’initier les échanges entre les différents acteurs hiérarchiques de votre structure.

La maladie chronique, qu’elle soit cachée ou non, crée de l’isolement pour la personne qui en est atteinte. Elle peut distendre les liens sociaux et réduire à néant la cohésion de l’équipe toute entière.

43% des employés interrogés estiment que l’absence d’un collègue perturbe considérablement l’organisation de toute l’équipe.

L’absence due à la maladie est une contrainte lourde en termes de gestion du personnel. Un employé malade doit être remplacé soit par un collègue (qui n’est pas forcément initié aux tâches qui incombent au poste, soit par l’embauche d’une nouvelle personne (qui pourra s’avérer moins performante (si elle est recrutée précipitamment). Ces événements ont un impact indubitable sur un groupe de travail déjà constitué.

Les tabous qui entourent la maladie réduisent la fenêtre d’action d’un responsable des ressources humaines. Connaître la situation d’un de ses employés atteint de maladies chroniques sur le lieu de travail c’est avant tout avoir la possibilité d’anticiper les problématiques inhérentes à son état et ainsi mettre en place des solutions adaptées.

Un manager qui prend connaissance de la maladie de l’un de ses collaborateurs saura réagir de façon plus positive et sereine s’il a suivi une formation.

De même, si les proches collègues sont informés de son état de santé, ils pourront mieux gérer ses éventuelles absences et adopteront un comportement adapté.

Au niveau financier

De nombreux pays s’y intéressent de près et publient régulièrement des études. (France, Québec, Canada, Belgique, Angleterre, Allemagne, Etats-Unis). Toutes font état d’un constat similaire.

Le présentéisme génèrerait en moyenne des frais trois fois supérieurs à ceux de l’absentéisme (selon les secteurs). Et pour cause, là où l’absentéisme bénéficie d’aides des collectivités, le présentéisme représente un manque à gagner entièrement pris en charge par l’entreprise, ne serait-ce que du point de vue de la perte de productivité.

Un environnement de travail sain favorise une meilleure productivité.

C’est un fait reconnu et dès lors, investir dans des démarches d’amélioration du mieux-être au travail s’impose comme une évidence sociale et financière. Surtout dans le contexte actuel. (Le vieillissement de la population pousse à anticiper des pénuries de main d’œuvre et de compétences).

De nos jours, peu de dirigeants ont décidé d’intégrer des programmes globaux. Ils se limitent à des initiatives localisées et ciblées dont les retombées ont un impact difficile à évaluer. Nul n’est pourtant censé ignorer qu’au bout du compte, les investissements dans la santé réduisent les coûts des avantages sociaux, de l’absentéisme et du présentéisme, en plus d’accroître la productivité.

Le programme CAP SANTE ENTREPRISE, propose un large panel d’actions visant au « mieux-être » dans votre entreprise et il vous fournit en plus les outils pour évaluer leur rendement.

A niveau de la cohésion globale

La communication est le plus précieux des outils pour assurer une efficacité optimale aux démarches de santé mise en place par l’entreprise. Car même si les attentes dans ce domaine ne sont pas les mêmes pour les employeurs et leurs salariés, ne pas informer ces derniers sur les moyens mis en œuvre pour améliorer leurs conditions de travail rendront ces actions obsolètes faute de participation et de considération. C’est d’autant plus vrai que les mesures ne sont pas toujours visibles.

Au Canada, une enquête révèle que 76% des entreprises affirment avoir mis en place des mesures concrètes visant au bien-être de leurs employés. Etrangement, la même enquête menée auprès des employés en question établit que seul 28% d’entre eux estiment avoir bénéficié de telles mesures.

Communiquer auprès de ses employés, c’est remporter une adhésion optimale mais c’est aussi renforcer l’image positive de son entreprise.

Le « mieux-être » au travail est en constante évolution. Les entreprises qui adopteront un programme global, permettant aux employeurs d’analyser le rendement des investissements dans le domaine de la santé (tant sur le plan humain que financier), s’octroieront une place de choix en termes de visibilité et bénéficieront en plus d’une image de précurseur.

CAP SANTE ENTREPRISE, c’est un programme d’avant-garde qui vise à instaurer aujourd’hui les normes de demain.

A l’heure actuelle, les programmes visant à améliorer la santé et d’une manière plus générale, les conditions de travail, prennent une importance croissante dans les entreprises. Ne pas prendre des dispositions globales intégrant la santé de ses employés au centre de ses préoccupations, c’est leur envoyer une image rétrograde et négative. Et cette image participe grandement au cantonnement des malades chroniques dans le silence.

Car à l’évidence, le tabou qui gravite autour des pathologies graves est en grande partie dû à un manque de communication qui place le salarié et ses dirigeants dans un paradoxe malsain.

En effet, nos études préliminaires montrent qu’une grande partie des employés estiment qu’annoncer une maladie chronique à leur employeur entraînerait des conséquences négatives. Alors que la majorité des salariés ayant subi de graves troubles approuvent le comportement des dirigeants à leur égard.

D’ailleurs on s’aperçoit que, pour les maladies nécessitant un arrêt de travail, dans quasiment trois quart des cas ce sont les manager et supérieur directs qui sont les premiers avertis.(Bien que non formés pour affronter l’annonce d’une pathologie). La Direction des Ressources Humaines et aussi, la Médecine du Travail prennent souvent connaissance des faits bien après l’arrêt en question.

Autant de signes qui laissent à penser que la maladie demeure un sujet sensible au travail. IL devient donc primordial de libérer la parole au sein de l’établissement. Pour cela, les hautes instances doivent communiquer activement sur le fait qu’elles adhérent à un programme de « mieux-être au travail ».

Cet engagement de la direction, en plus d’apporter du crédit aux initiatives mises en place, aura un rôle rassérénant pour les salariés et mettra en évidence l’intention des gouvernances d’aborder la maladie avec un regard plus humain, autre que celui su spectre médical.